En Afrique, des millions de gens vivent de leur cheptel. Mais les soins vétérinaires sont souvent insuffisants. Lorsque les éleveurs perdent leurs troupeaux, décimés par la maladie, la sécheresse ou les conflits, ils perdent tout : leur fierté, leur culture, leur épargne et leur garde-manger. En soignant le bétail et en améliorant la production, Vétérinaires Sans Frontières lutte contre la faim et la pauvreté.

Soutenez-nous

‘Intégrer les femmes dans l’élevage n’est plus une question, c'est une évidence’

En ce 8 mars 2017, nous fêtons la Journée Internationale des Femmes. À cette occasion, Vétérinaires Sans Frontières a décidé de donner la parole à des femmes fortes et courageuses. « Parce que les femmes contribuent de façon essentielle à l’économie au Burkina Faso », nous explique Fatima Boly Diallo. Présidente de notre partenaire DEWRAL, elle se bat pour la promotion socio-économique de la femme et de l’enfant en milieu rural.

Vétérinaires Sans Frontières met en place un projet de soutien à l’élevage au nord du Burkina. L’objectif : améliorer le niveau de production (viandeuse et laitière), améliorer et diversifier les revenus et renforcer les capacités organisationnelles et managériales des femmes. 

Bonnes pratiques et techniques d'élevage

Kadiata Tall a reçu cinq chèvres et un bouc de Vétérinaire sans Frontières. Elle vit avec son mari et leurs six enfants, dont aucun n'est scolarisé pour le moment. « Mais ça va changer. Les chèvres fournissent non seulement du lait et du fumier, mais elles sont aussi une source de revenus. Bientôt, j’irai au marché pour en vendre une et avec cet argent je pourrai payer de scolarité de mes enfants. » P1000397

Les familles vulnérables ne reçoivent pas uniquement des chèvres. Vétérinaires Sans Frontières les forme aussi aux bonnes pratiques et aux techniques d’élevage. Elles apprennent ainsi les principes de base de l’alimentation, de la santé et de la reproduction.

« La formation n’était pas très difficile », raconte Fatoumata Diallo. Elle passe le plus clair de son temps à fabriquer des nattes et des calebasses. « Mais mon petit commerce ne rapporte pas grand-chose. » Pour elle, les chèvres et le bouc reçus de Vétérinaires Sans Frontières sont une aubaine. « C’est un grand pas en avant de ne plus être dépendante d’une seule activité. »

Plus de la moitié de la population ignorée

Hadjiratou Diallo a neuf enfants. C'est la première fois qu'elle a des chèvres. Sa joie est donc facile à imaginer. Ces animaux contribuent au renforcement du statut socio-économique des femmes. « La réticence de mon mari à partager le pouvoir ne me fait pas peur », explique Diallo Hadjiratou. « Pour moi, le principal obstacle est la communication. Je ne sais ni lire ni écrire... »

« Comment peut-on améliorer notre pays si plus de la moitié de la population est ignorée ? » conclut la présidente de DEWRAL. « Sur le plan de l’économie familiale, le bétail constitue un facteur indispensable à la stabilisation du budget et à de sécurisation du capital familial. Alors, intégrer les femmes dans l’élevage n’est plus une question, c'est une évidence ! »

Chaque jour, nous nous battons pour que les femmes aient une vie digne. Les histoires de Kadiata, Fatoumata et Hadjiratou prouvent que le combat en vaut la peine. Mais beaucoup d'autres femmes ont encore besoin de votre soutien. En soutenant Vétérinaires Sans Frontières, vous contribuez à améliorer avec nous la vie des femmes en Afrique. Faites un don