Actualités 2006
Vétérinaires Sans Frontières adapte ses activités pour atténuer l'impact de la famine qui touche 2,5 millions de Kenyans
Dans certaines parties du nord du Kenya, il n’a pas plu depuis trois ans. C’est pour cette raison qu’il y a un grand manque de nourriture, d'eau et de pâturages. Le niveau de malnutrition des populations et des animaux est très élevé, ce qui entraîne d'innombrables maladies. Actuellement, on estime que plus de 2,5 millions de personnes sont touchées par la sécheresse.
L’eau et les terrains à cultiver sont rares. Certaines familles ont perdu jusqu’à 90% de leur bétail. Dans ces pays comme dans beaucoup d’autres, le bétail est la base de toute vie: les animaux fournissent du lait, de la viande et des œufs; trois sources d'alimentation essentielles. Depuis 1999, Vétérinaires Sans Frontières gère un projet dans la région touchée du Turkana, par le biais d’un financement du Fonds belge de Survie. Le but du projet est d’améliorer la santé et d’augmenter les productions animales, en développant un réseau de médecine vétérinaire local par exemple. Vétérinaires Sans Frontières coordonne les techniciens vétérinaires qui vaccinent le bétail contre les maladies infectieuses et qui traitent les pathologies les plus courantes. On valorise également les eaux souterraines, on développe l’accès aux marchés de bestiaux et on tente de participer à la maintenance de la paix sur le territoire.
Suite à la famine actuelle, Vétérinaires Sans Frontières lance une aide d’urgence. Cette aide se traduit par des campagnes de vaccinations massives et des actions de diminution du nombre d’animaux dans les troupeaux (destocking), afin de relâcher la pression sur l’environnement. Les éleveurs ont la possibilité de vendre leurs moutons et leurs chèvres à un prix correct. La viande de ces animaux sera ensuite répartie entre les écoles, orphelinats et hôpitaux dans les territoires touchés. Pour pouvoir mener à bien ce projet, nous avons besoin de fonds de toute urgence. Le Kenya ne peut pas devenir un deuxième Niger, où les dons sont arrivés au moment où la population était déjà en train de mourir…