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Projet VSF au Congo, lauréat du programme Objectifs du Millénaire de la Loterie Nationale

A la suite de son 75e anniversaire, la Loterie Nationale a alloué un fonds supplémentaire d’1 million d'euros pour les organisations qui contribuent aux Objectifs du Millénaire. Vétérinaires Sans Frontières est l’un des gagnants de cet appel. Le projet LUVUPEL (Lutte contre la vulnérabilité Par le Petit Elevage) est l'un des 23 projets choisi par la Loterie Nationale parmi 160 au total. Ce projet au Congo (Nord-Kivu) a su convaincre le jury de sa contribution structurelle à la lutte contre la pauvreté et la faim.
Démarré en juin 2007, le projet, en tant que tel, a une durée 10 ans, période à la suite de laquelle il sera entièrement transféré au partenaire local.
Contexte au Nord Kivu
En 1992, disposant d’un cheptel important et productif, la région du Nord Kivu était à son apogée. Actuellement, suite à une longue période de guerre et d’instabilité, cette région connaît une pauvreté accrue (revenu annuel de 57 USD / personne). Les indicateurs de développement humain observés sont dramatiques : malnutrition chronique, nombre élevé de familles ne pouvant se payer les frais médicaux et taux d’analphabétisme important.
Approche intégrée
- L’objectif global du LUVUPEL vise à « augmenter la sécurité alimentaire et le revenu des personnes vulnérables dans les territoires de Lubéro et de Béni ».
- L’objectif spécifique du LUVUPEL, est « d’accroître les productions du petit élevage familial dans les territoires de Lubéro et de Béni ». Par « petit élevage familial » il faut entendre, les chèvres, les lapins, les cobayes et la volaille, soit des espèces dites « à cycle court ».
Les différents axes du projets sont :
- Relance du petit élevage : Les personnes et les ménages vulnérables (veuves, orphelins, enfants malnutris et malades du VIH / sida) disposent d’un petit élevage de base. Ils reçoivent donc un certain nombre de lapins, poules, cobayes, chèvres et/ou moutons. Ces animaux se reproduisent facilement et avec peu de ressources. Ils garantissent une base régulière de suppléments de nourriture et de revenus. Les femmes ont été formées en techniques de production et soins animaliers. Par ailleurs, les déchets d'animaux sont utilisés comme engrais pour les potagers.
- Mise en place d'un réseau de proximité d’appui à l’élevage : des éleveurs, choisis par les villageois, ont reçu une formation de base en santé animale et également un kit des médicaments. Ils sont responsables de la santé des animaux de leur communauté. Un vétérinaire privé local les supervise et les fournit en médicaments. Les autres éleveurs ont également reçu une formation théorique et pratique en soins animaliers. Grâce à ces formations, la production de lait a augmenté.
- Relance du commerce du bétail: A côté du volet sécurité alimentaire, des activités de commercialisation du petit élevage ont vu le jour. Ces activités offrent aux éleveurs un revenu supplémentaire, ils sont en mesure d’acheter des médicaments et/ou de payer une consultation vétérinaire. Ainsi, les épidémies de maladies, dangereuses pour la population, peuvent être évitées.
Effets positifs à différents niveaux
Amélior la santé animale a des répercussions positives à divers autres niveaux :
- Niveau social: Toutes les couches de la société peuvent jouer un rôle actif dans leur propre développement. Davantage de personnes ont accès à l'éducation, à la formation professionnelle mais, également aux soins médicaux. Les structures existantes et les universités sont renforcées et de ce fait, plus efficaces.
- Niveau économique: Le petit élevage améliore la sécurité alimentaire et les revenus des éleveurs, il permet de lutter contre l'exclusion sociale.
- Prévention de conflits: une meilleure conjoncture socio-économique diminue le nombre de conflits.