Foire aux questions
- Que fait Vétérinaires Sans Frontières?
- Pourquoi aider les animaux? Les hommes et les femmes ne sont-ils pas plus importants?
- Quel est votre groupe-cible?
- Guérissez-vous aussi les animaux sauvages?
- Est-ce que le bétail est nuisible à l’environnement et aux déchets de C02?
- Est-ce que vous travaillez surtout avec des volontaires en Afrique?
- Que faire pour partir en tant que volontaire pour Vétérinaires Sans Frontières?
- Comment aider Vétérinaires Sans Frontières?
Que fait Vétérinaires Sans Frontières?
Dans beaucoup de pays d’Afrique, où il pleut très peu, le bétail est une source indispensable de nourriture. Les vaches, les moutons, les chèvres et les poules assurent à la population l’essentiel des éléments nutritionnels (lait, viande et œufs). Quand le bétail est malade, c’est tout le village qui est en danger. Vétérinaires Sans Frontières participe à la construction de réseaux vétérinaires dans des régions où ces services sont inexistants. Nous soutenons des éleveurs locaux en assurant des formations ainsi qu’en leur fournissant des vaccins et des médicaments pour leur bétail. Nous les formons à la production animale (lait, œufs), à la santé du bétail et au commerce du bétail.
Pourquoi aider les animaux? Les hommes et les femmes ne sont-ils pas plus importants?
Véterinaires Sans Frontières est une organisation dont le but principal est d'aider les gens. Mais nous le faisons de manière spécifique : en veillant à ce que leur bétail soit en bonne santé. Dans les régions où nous sommes actifs, l’homme et l’animal sont indissociables. L’agriculture et l’élevage sont leur unique source de nourriture et de revenus. Si les vaches, les chèvres, les chameaux et les poules sont en bonne santé, les hommes ont davantage de nourriture et de revenus. Ils sont alors en mesure d’économiser et d’envoyer leurs enfants à l’école. Un troupeau en bonne santé contribue ainsi à la bonne santé et au bien-être des populations.
Quel est votre groupe-cible?
Vétérinaires Sans Frontières s’adresse à trois catégories de populations ayant un lien évident avec le bétail : les éleveurs nomades, les agriculteurs avec un petit élevage et les éleveurs vivant en ville ou en périphérie. Nous visons les familles de paysans les plus vulnérables, pratiquant l’agriculture et l’élevage à petite échelle dans les régions les plus pauvres et les plus isolées d’Afrique. Nous intervenons souvent dans des régions désertiques ou semi-désertiques où les gens sont confrontés aux dures réalités de sécheresses interminables et de nombreux conflits.
Guérissez-vous aussi les animaux sauvages?
Non. Nous travaillons surtout à l’amélioration de l’élevage. Nos animaux « cible » sont des animaux destinés à l’alimentation de l’être humain : les vaches, les chèvres, les moutons, les chameaux ou la volaille. Nous ne sauvons ni des lions ni des éléphants.
Est-ce que le bétail est nuisible à l’environnement et aux déchets de C02?
Le bétail a en effet un impact important sur les changements climatiques et sur la pollution de l’air et de l’eau. C’est pourquoi le secteur doit aussi faire face à la prudence dont font preuve les associations et les autorités. Dans le rapport du Programme «Livestock’s long shadow» de l’Organisation des Nations Unies, pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Cependant, on ne fait pas de distinction entre les grosses et les petites exploitations. Si l’on veut aborder la question de la contribution de l’élevage au réchauffement climatique, il faut faire clairement la distinction entre les différentes formes d’élevage existantes car elles ont des impacts différents sur le dégagement de méthane, l’utilisation d’agro-carburants, le déboisement, le cycle du carbone et l’exploitation des sols. La différence de répercussions sur l’environnement en fonction de la taille des exploitations est énorme. Le bétail joue un rôle très important dans la lutte contre la faim et la pauvreté pour les familles africaines. Ce n’est certainement pas en Afrique que le bétail doit être réduit mais bien dans les pays riches de l’Occident, dans lesquels règne la surconsommation. Les chaînes actuelles de production du bétail doivent, autant dans le Nord que dans le Sud, accorder une plus grande attention à l’agriculture familiale à petite échelle afin de réduire le fossé entre riches et pauvres. Cela signifie qu’il faut œuvrer en faveur de la diminution de l’élevage intensif.
Est-ce que vous travaillez surtout avec des volontaires en Afrique?
Non. Vétérinaires Sans Frontières est une ONG professionnelle. Notre personnel, qu’il travaille au siège de l’association à Bruxelles ou sur des projets en Afrique, est salarié. Mais tous nos collaborateurs ne sont pas nécessairement belges. A chaque recrutement, nous choisissons la personne qui convient le mieux, sans tenir compte de sa nationalité. C’est ainsi que nos employés sont belges, mais aussi anglais ou encore africains.
Que faire pour partir en tant que volontaire pour Vétérinaires Sans Frontières?
Vétérinaires Sans Frontières ne dispose malheureusement pas d’un budget suffisant pour envoyer des volontaires en Afrique. De plus, nos besoins sont très spécifiques. Cependant, nous vous conseillons de consulter régulièrement notre site internet pour l’offre de bénévolat. Sur la page «étudiants» du site internet, vous pouvez également obtenir des informations sur les bourses d’échange et la liste des autres organisations recherchant des bénévoles.
Comment aider Vétérinaires Sans Frontières?
Vous pouvez nous aider de différentes manières. En faisant un don, vous nous aidez à réaliser nos projets en Afrique et vous contribuez à assurer un avenir meilleur aux familles d’éleveurs africains. En tant que bénévole, vous pouvez nous aider à faire des traductions, à tenir des stands lors de foires, à donner des sessions d’information sur nos projets…Pour plus d’informations, consultez la rubrique «vous pouvez aider».