Dierenartsen Zonder Grenzen

Fonctionnement d'un projet

Evaluer les besoins et les problèmes

Avant qu’un projet ne démarre, nous évaluons les besoins et les problèmes spécifiques d’une région, de sa population et de son cheptel. Il est impensable de reproduire un modèle de coopération au développement pour tous les projets. Chaque projet est unique.


Collaboration avec les partenaires locaux

Vétérinaires Sans Frontières œuvre selon une approche participative, à laquelle la population locale collabore, afin de contribuer elle-même à son avenir. Lorsque c’est possible, nous travaillons avec des organisations locales déjà présentes dans la région. Nous rassemblons nos hommes, nos connaissances et nos moyens et réalisons ensemble des stratégies et des activités. Après quelques années, lorsque le projet est sur les rails, le partenaire local reprend la gestion du projet et Vétérinaires Sans Frontières se retire. Dès cet instant, les éleveurs locaux assument seuls la poursuite du projet. Ils vaccinent eux-mêmes leurs animaux et veillent à les protéger contre les maladies.


Formation des éleveurs locaux et des techniciens vétérinaires

Vétérinaires sans Frontières forme aussi bien des éleveurs locaux que des techniciens vétérinaires. Ces personnes sont sélectionnées au sein des communautés locales. Durant ces quelques semaines de formation, ils apprennent, de manière très simple, comment reconnaître et traiter les maladies. Les techniciens vétérinaires reçoivent un kit de base muni de médicaments leur permettant d’assurer la santé des animaux de leurs communautés respectives. Ensemble, ils forment un réseau vétérinaire, auparavant inexistant.


Système de paiement pour garantir la durabilité

Nos projets sont connectés à un système de remboursement. Les techniciens vétérinaires reçoivent des indemnités des éleveurs pour honorer leurs prestations. Ils sont payés au comptant, en liquide ou en nature (fruits, légumes, viande, etc.). De cette manière, une structure économique à petite échelle est entretenue.


Formation de coordinateurs locaux

A côté de la formation de base pour les éleveurs et les formations approfondies pour les techniciens vétérinaires, nous développons un réseau de coordinateurs. Ces derniers encadrent les personnes qui vaccinent et les techniciens vétérinaires. Les candidats-coordinateurs sont sélectionnés sur base de critères stricts. Ils doivent avoir bénéficié d’une scolarisation suffisante et disposer de solides connaissances préalables. Leur formation dure quelques mois. A côté de la santé animale et des techniques d’élevage, ces personnes apprennent aussi à planifier et tenir une comptabilité. Les coordinateurs font partie des équipes VSF jusqu’à ce que nous nous retirions du projet.


Optimalisation et stimulation du commerce du lait et du bétail

Pour beaucoup d’éleveurs et leurs familles, le lait n’est pas seulement une source d’alimentation mais c’est aussi une source régulière de revenus. La transformation du lait procure d’énormes possibilités. Nos actions dans le secteur du lait sont surtout dirigées vers les femmes et les petits éleveurs. Ces bénéficiaires reçoivent des formations sur des techniques de transformation du lait, comme la production de fromage, et sur la commercialisation des produits. Pour le commerce du bétail, les marchés locaux jouent un rôle important. Vétérinaires Sans Frontières contribuent à améliorer les conditions commerciales de sorte que les éleveurs puissent obtenir des prix de vente raisonnables. Dans les régions étendues, des marchés additionnels sont organisés de manière à rapprocher les acheteurs et les vendeurs.


Banques Aliments Bétail, alphabétisation et sensibilisation

Vétérinaires Sans Frontières agit aussi en matière de sensibilisation des éleveurs et de leurs familles. Lors des fréquentes sessions d’information, les éleveurs apprennent comment mieux soigner leurs animaux et quelle nourriture ils doivent donner à leur bétail selon les différentes phases de production. Nous travaillons avec eux à la construction et à la gestion de Banques Aliments Bétail pour l’alimentation des animaux en saison sèche. Plusieurs projets prévoient aussi des sessions d’alphabétisation. Nombre de paysans habitent dans des régions isolées et n’ont pas la chance de bénéficier de programmes formels d’alphabétisation et d’éducation. Cela entrave leur accès à l’information technique car ils ne savent ni lire ni écrire, si bien qu’ils ne sont pas en mesure de gérer des Banques Aliments Bétail. Grâce aux cours d’alphabétisation, les éleveurs peuvent mieux s’organiser en coopératives et sont plus aptes à vendre leurs produits.